Rencontre avec Viktoria Horpenchenko, championne de France d'escrime M20 2023 !

Viktoria Horpenchenko, escrimeuse depuis l’âge de 8 ans à Kiev, a remporté le championnat d'Ukraine M20 en individuel et par équipe et les championnats de France M20 par équipe en 2023. En tant que sportive professionnelle, elle vise les Jeux Olympiques depuis ses débuts, considérant cette compétition comme le summum de sa carrière. Le CDOS Gironde la soutient pleinement dans sa quête olympique ! 

Quand as-tu commencé l’escrime et où ? Comment es-tu venue à pratiquer cette discipline ? 

J’ai commencé l’escrime quand j’avais 8 ans en Ukraine à Kiev. Avant de faire de l’escrime, j'ai fait du tennis pendant 3 ans. Mais les compétitions au tennis sont accessibles à l’âge de 12 ans. Je trouvais ça très long d’attendre et j’en ai parlé avec mes parents pour trouver un autre sport. Ma mère m’a proposé l’escrime parce que quand elle était jeune, elle a fait de l’escrime pendant 8 ans. Elle a ajouté que c'était un sport très élégant et noble, et comme j'ai toujours été une combattante et que j'aime les films de pirates et de mousquetaires, cela m'a vraiment impressionnée et j'ai réalisé que c'était ce que je voulais faire ! 

Dans quel club es-tu licenciée ? 

Je suis licenciée au club central d'escrime de la ville de Kiev, en Ukraine où je me suis entraînée depuis l'âge de 8 ans. Je fais des compétitions nationales et internationales pour l'Ukraine. Mais également je suis licenciée au club bordelais “BEC escrime” où je m'entraîne en ce moment avec des athlètes français et mon coach français Dimitri Audren. 

Quels sont tes derniers titres ? 

J’ai gagné le championnat d’Ukraine M20 individuel et par équipe et les championnats de France M20 par équipe en 2023. 

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton sport ? 

Ce que j'aime le plus dans mon sport, c'est qu'il m'a permis de rencontrer beaucoup de gens formidables, dont la plupart sont devenus mes amis. J'ai passé la majeure partie de mon enfance à m'entraîner, l'escrime est donc devenue une grande famille pour moi. Toutes mes plus belles aventures, mes plus beaux voyages et mes plus beaux souvenirs sont liés à l'escrime. Je vis ce sport et les émotions qu'il me procure ! 

Quel est ton plus beau souvenir dans ce sport ? 

Pour être honnête, il y en a beaucoup. J'adore nos voyages en bus pour assister à des compétitions françaises avec le club de Bordeaux.  

Cependant, le plus récent et le plus brillant a été le stage d'entraînement aux États-Unis, où nous avons passé un moment très amusant et efficace avec l'équipe et les entraîneurs ukrainiens. Pour moi, c'était le premier stage d'entraînement avec mon équipe depuis le début de la guerre en Ukraine, cela m'a rappelé cette atmosphère et ces moments qui m'ont beaucoup manqué. 

Comment es-tu arrivée à Bordeaux ? 

Lorsque je suis arrivé en France, nous avons été accueillis par une famille française, mais malheureusement il n'y avait pas d'escrime à Montauban. J’ai discuté avec mon amie ukrainienne pour savoir si elle connaissait quelqu'un qui pourrait m'aider à trouver un club d'escrime près de chez moi. Elle m'a suggéré de contacter Marion Rousseau et, par le biais des réseaux sociaux, elle m'a informé qu'elle s'entraînait à Bordeaux ! C'est un miracle ! C'est ainsi que j'ai atterri à Bordeaux quelques temps plus tard. 

Est-ce que tu es sportive professionnelle ou est-ce que tu as une activité à côté ? 

Je suis sportive de haut niveau et également en licence STAPS pour mes études. 

Depuis quand les JO sont un objectif ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ? 

J’ai envie de faire les Jeux Olympiques depuis que j’ai commencé l’escrime. Ça représente de grandes choses parce que ça n’est pas une compétition comme les autres. C’est comme une montagne de sports. Tout le monde s’entraîne, fait tout pour y aller, et pour gagner bien sûr ! 

À quoi ressemble ta journée type ? Quel est ton emploi du temps à l’approche de ces JO ? 

Cette saison, je participe à de nombreuses compétitions. Je me suis beaucoup entraînée l'été dernier et de septembre à décembre. Depuis janvier, je participe à des compétitions tous les week-ends. Comme je l'ai dit, je reviens d'un camp d'entraînement aux États-Unis où nous faisions deux séances d'entraînement par jour. Le matin, nous faisions des étirements et des leçons individuelles avec l'entraîneur, et l'après-midi, nous faisions de l'escrime. 

As-tu un conseil, un petit mot à faire passer à celles et ceux qui aimeraient un jour suivre ton exemple et participer aux JO ? 

Je dirai qu’il ne faut jamais s’arrêter, même si quelque chose ne fonctionne pas, il faut continuer sa discipline et croire que tout va s’arranger. Le travail sera forcément récompensé à la fin. Ce n’est pas le talent qui fait tout dans le sport, c’est surtout le travail ! 

Rencontre avec Khalifa Youme, 13 fois champion de France de cécifoot !

Khalifa Youme, joueur de cécifoot, compte 13 titres de champion de France et a participé aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021. Il jongle entre sa passion pour le cécifoot et son travail en insertion sociale. Les Jeux Paralympiques représentent un objectif majeur pour lui, symbolisant des moments extraordinaires de rencontre et d'accomplissement. Le CDOS Gironde est derrière lui !  

Quand as-tu commencé le cécifoot et où ? Comment es-tu venu à pratiquer cette discipline ? 

J’ai commencé le cécifoot en décembre 2005 à Bordeaux. A l’époque, je venais juste d’arriver à Bordeaux et je ne connaissais pas encore le cécifoot. J’ai regardé avec un ami le journal de France 2, et il y avait un reportage sur l’équipe de France de cécifoot. Je me suis renseigné et on m’a dit qu’à Bordeaux il y avait un grand club de cécifoot, c’était le meilleur club de France. Et j’ai intégré ce club en 2005 ! 

Où en es-tu aujourd’hui dans ton parcours ? Quels sont tes derniers titres ? 

J’ai été 13 fois champion de France. J’ai participé aux championnats du monde de cécifoot en 2018. J’ai fait les Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 et les championnats du monde en 2023 à Birmingham, on a été sortis en quart de finale. J’ai aussi été meilleur buteur de la coupe de France en 2018. 

Dans quel club es-tu licencié ? 

Je suis licencié au FC cécifoot Précy-sur-Oise. 

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton sport ?  

Ce que j’aime le plus dans mon sport c’est la rencontre des joueurs, les périodes de compétitions et de rassemblement en équipe de France où c’est très convivial. On est entre potes, on se taquine, on joue ensemble... ce sont des moments qui sont très importants pour moi. 

Quel est ton plus beau souvenir dans ce sport ? 

Mon plus beau souvenir, c’est quand on a remporté la coupe de France en 2023. C’était particulier parce que je jouais contre mon ancien club. Ils étaient persuadés que je n’allais pas gagner parce que je venais de changer de club. Finalement, mon équipe a gagné aux tirs au but, et j’ai eu la chance de mettre le but gagnant. Ça m’a fait beaucoup de bien ! 

As-tu été inspiré par une sportive ou un sportif ? 

J’ai toujours été passionné de football, bien avant de connaître l’existence du cécifoot. Le joueur qui m’a le plus marqué c’est Zinedine Zidane. C’est à cette époque que j’ai commencé à m’intéresser au football, dans les années 97/98. Ce joueur m’a fait aimer le football encore plus.  

Est-ce que tu es sportif professionnel ou est-ce que tu as une activité à côté ? 

Le cécifoot n’est pas encore un sport professionnel. C’est encore un sport amateur. Je suis consultant en emploi en insertion sociale et professionnelle. 

Depuis quand les Jeux Paralympiques sont un objectif ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ? 

Participer aux Jeux paralympiques ça représente quelque chose d’extraordinaire, le fait de vivre dans le village olympique, de rencontrer d’autres athlètes... Ce sont des moments que tout sportif souhaite vivre. Et j’aimerai vraiment pouvoir vivre la même chose à Paris. La particularité cette année c’est que ça sera chez nous, et le terrain de cécifoot sera construit devant la tour Eiffel. Ça sera vraiment un moment important pour nous en tant que sportif de haut niveau. 

À quoi ressemble ta journée type ? 

Je m’entraine 4 à 5 fois par semaine. Par exemple le mardi, le matin j’ai préparation physique à 9h, je reviens vers 12h pour manger et me reposer. Je suis souvent fatigué parce que j’ai un coach qui est très exigent et qui me fait beaucoup travailler. 

As-tu un conseil, un petit mot à faire passer à celles et ceux qui aimeraient un jour suivre ton exemple et peut-être participer aux Jeux Paralympiques ? 

Je conseille aux personnes en situation de handicap de privilégier le sport. C’est très important pour notre santé et notre épanouissement personnel. Je conseille vraiment aux personnes qui hésitent encore, ou qui n’ont pas eu l’occasion de tester, d’essayer de faire des sports de compétitions ! 

Rencontre avec Maroussia Paré, championne du monde 4x200m en 2019 !

Maroussia Paré, sprinteuse depuis 2011, vice-championne de France en 2024 se prépare pour ses troisièmes Jeux Olympiques. Toujours éblouie et émue d’y participer, et fière d’appartenir à l’équipe de France, elle se prépare et jongle entre entraînements et vie professionnelle. Le CDOS Gironde est à fond derrière Maroussia et espère grandement sa qualification pour Paris 2024 ! 

Quand as-tu commencé l’athlétisme et où ? Comment es-tu venue à pratiquer cette discipline ? 

J’ai pris ma première licence d’athlétisme en septembre 2011 à Dax.  

Mon père faisait du demi-fond, j’ai un entourage familial sportif. Quand on est cadet on choisit sa discipline et j’ai choisi le sprint !  

Où en es-tu aujourd’hui dans ton parcours ? Quels sont tes derniers titres ? 

J’ai été championne de France en février 2023 et vice-championne de France en février 2024. 

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton sport ? 

Ce que j’aime le plus dans mon sport ce sont les émotions, il n’y a que dans l’athlétisme qu’on ressent des émotions comme ça. Encore ce matin, j’écoutais la rediffusion d’une finale de 4x400m en championnat d’Europe, c’est l’équipe de France qui gagne et sur le papier ce n’était pas “prévu” et c’est trop beau ! 

Quel est ton plus beau souvenir dans ce sport ? 

C’est difficile de choisir il y en beaucoup ! Mais je dirai ma première sélection équipe de France sénior à 18 ans. J’ai un autre souvenir qui m’a beaucoup marquée c’est la finale de 400m aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. Avec les filles du 4x200m on a aussi eu un titre de championne du monde en 2019 et ce n’était pas forcément prévu donc c’est sûr que ça marque ! 

As-tu été inspirée par une sportive ou un sportif ? 

Oui, j’ai été inspirée par Allyson Felix parce que c’était la seule sportive à laquelle je pouvais m’identifier. Quand j’ai commencé l’athlétisme, dans les années 2010, il y avait beaucoup de sportives qui étaient très musclées (avec de gros muscles), ce qui n’est pas mon cas. Je me disais olala comment je vais faire parce que physiquement je ne pouvais pas être comme elles, et j’ai vu Allyson Felix qui me ressemblait beaucoup plus que les autres sprinteuses. Elle était très forte et sa manière de courir était très fluide, c’est vraiment la seule à laquelle j’ai pu m’identifier. 

Est-ce que tu es sportive professionnelle ou est-ce que tu as une activité à côté ? 

Oui, j’ai une activité à côté, je suis psychologue. 

Depuis quand les JO sont un objectif ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ? 

Les Jeux Olympiques sont un objectif depuis 2015. Quand j’ai fait ma saison en 2015 on m’a dit que j’avais la possibilité de faire les JO et c’est devenu un objectif à ce moment-là ! Depuis j’ai pu faire Rio en 2016 et Tokyo en 2021. 

Les Jeux Olympiques pour moi c’est presque indescriptible parce que c’est tellement grandiose ! Je suis très émue à chaque fois parce que je me dis que je vais dans le village olympique, parce que c’est la maison des sportifs et il n’y a pas de plus grand lieu, c’est assez impressionnant ! Au-delà de la fierté personnelle, je me dis que je suis française et que c’est l’équipe de France quoi !! Il n’y a pas plus haut niveau de l’équipe de France que l’équipe de France olympique et de savoir que j’en fais partie c’est juste fou ! L’équipe de France ce n’est pas quelque chose qui est acquis, c’est le sport, il y a des choses qui changent, il y a des cycles, des nouveaux sportifs... ce n’est pas facile d’y arriver et quand on a ce soulagement se dire ok je suis en équipe de France, je fais les jeux, on souffle un peu quand même. On se dit, ça c'est fait, maintenant il faut faire les performances, mais c’est quand même une belle récompense déjà !  

À quoi ressemble ta journée type ? Quel est ton emploi du temps à l’approche de ces JO ? 

Je m’entraîne tous les jours du lundi au samedi, ça ressemble à une vie “normale”, mon travail c’est d’aller au stade. J’ai tout de même quelques missions professionnelles liées à mon métier de psychologue. Il y a aussi tout ce qui est récupération physique. 

As-tu un conseil, un petit mot à faire passer à celles et ceux qui aimeraient un jour suivre ton exemple et participer aux JO ? 

Il y aurait tellement de choses à dire... je leur dirais de se concentrer sur ce qu’ils ont, de l’optimiser et d’être eux-mêmes. Il ne faut pas se dire que pour faire les JO, je dois ressembler à tel ou tel athlète, parce qu’ils ont déjà des qualités et c’est mieux qu’ils s’appuient dessus car c’est naturel, plutôt que de s’inventer une personnalité ou une caractéristique qu’ils n’ont pas. 

Rencontre avec Béatrice Aoustin, détentrice du record du monde sport adapté au lancer de marteau !

Béatrice Aoustin, détentrice du record du monde sport adapté au lancer de marteau, se prépare pour Paris 2024 avec fierté ! Cette jeune athlète de 23 ans enchaîne les compétitions pour tenter de se qualifier pour les Jeux Paralympiques ! Le CDOS Gironde est derrière elle et ne doute pas que sa motivation et son travail la mèneront vers ses objectifs !

Quand as-tu commencé l’athlétisme et où ? Comment es-tu venue à pratiquer cette discipline ? 

J’ai commencé l’athlétisme en 2014 à l’âge de 12 ans au SAM Mérignac. 

Au départ, je pratiquais la natation, l’équitation et le rugby. Puis on a déménagé et un ami de mon père m’a fait tester l’athlétisme. J’ai commencé par faire du sprint et je me suis ensuite spécialisée dans le lancer de marteau et de poids. 

Quels sont tes derniers records ? 

Mon dernier record date de février. J’ai battu le record du monde sport adapté au lancer du marteau avec un jet à 52m57 ! J’ai aussi battu mon record personnel au lancer du poids avec un jet à 12m21. 

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton sport ?   

Ce que j’aime le plus dans mon sport c’est qu’il y a un esprit et une ambiance d’équipe. C’est comme une sorte de famille. 

Quel est ton plus beau souvenir dans ce sport ? 

Mon plus beau souvenir c’est les Global Games (jeux mondiaux du Sport Adapté) d’Australie en 2019. Je suis devenue championne du monde et entendre la marseillaise, c’était vraiment impressionnant ! Le stade était très grand et il y avait beaucoup de monde, je n’avais pas l’habitude d’en voir autant (rire) ! 

J’ai aussi un très bon souvenir à Salon-de-Provence où j’ai battu mon record sur le lancer de marteau et de poids. J’ai aussi eu la médaille de bronze pour le lancer de poids ! 

As-tu été inspirée par une sportive ou un sportif ? 

Oui j’ai été inspirée par Anta Mbow pour le lancer de marteau. C’est ma copine et c’est la première personne à m’avoir inspirée. Il y a aussi Alexandra Tavernier, elle a de la vitesse et une fluidité qui m’impressionne. Et la dernière c’est Rose Loga qui est championne de France de lancer de marteau en février à Salon-de-Provence. 

Qu’est-ce que les Jeux Paralympiques représentent pour toi ? 

Participer aux Jeux Paralympiques c’est réaliser un rêve, j’adorerai être sur le podium. J’aimerai beaucoup battre mon record mais y participer c’est déjà très bien ! Représenter la France me rend très fière mais c’est aussi une grande responsabilité ! 

À quoi ressemble ta journée type ?  

Je m’entraîne 5 fois par semaine, du lundi au vendredi. Fin février j’ai enchaîné les compétitions de sport adapté à Reims et à Salon-de-Provence. Donc j’ai quelques jours de repos et je reprends l’entraînement la semaine prochaine. 

As-tu un conseil, un petit mot à faire passer à celles et ceux qui aimeraient un jour suivre ton exemple et participer aux Jeux Paralympiques ? 

Ce que j’aimerai dire c’est que même si on est en situation de handicap, on peut faire du sport. Un handicap n’empêche pas de faire du sport et dans la vie tout est possible. On peut aller loin malgré son handicap ! 

Rencontre avec Enzo Jean, cinquième aux championnats d'Europe junior de judo !

Enzo Jean, judoka passionné, a décroché la cinquième place aux championnats d'Europe junior et deux victoires en compétitions internationales sénior. Professionnel du judo, il vit de sa passion, un privilège rare en France. Les Jeux Olympiques sont son rêve d'enfant, symbolisant l'excellence sportive. Le CDOS Gironde le soutient et ne doute pas que son énergie et sa rigueur le mèneront vers ses objectifs ! 

Quand as-tu commencé le judo et où ? Comment es-tu venu à pratiquer cette discipline ? 

J’ai commencé le judo à Bourg sur Gironde à 4 ans. C’est mon père qui m’a mis au judo parce qu'il en avait lui-même fait un petit peu et il avait pratiqué plusieurs sports de combat comme la boxe. Il trouvait que, pour un enfant, le judo était un des sports les plus complets et c’est un sport où l’on pouvait commencer tôt ce qui était bien parce que j’étais un enfant assez hyperactif. Il aimait bien aussi le côté code moral et les valeurs du judo. 

Où en es-tu aujourd’hui dans ton parcours ? Quels sont tes derniers titres ? 

Aujourd’hui je suis jeune sénior, j’étais en junior il y a deux ans environ. 

En ce qui concerne mes derniers titres, j’ai terminé cinquième aux championnats d’Europe junior et j’ai gagné une coupe d’Europe junior. Récemment, j’ai gagné deux compétitions internationales séniors.  

Je vais maintenant faire des Grand Slam, ce sont des compétitions sur le plus haut niveau mondial sénior. 

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton sport ? 

J’aime deux choses dans le judo. La première chose, c’est le combat, j’adore le judo pour ça. La deuxième chose, c’est cette quête de vouloir progresser et être meilleur que les autres. 

Quel est ton plus beau souvenir dans ce sport ? 

Pour le moment, le plus beau souvenir de ma carrière c’est quand j’ai gagné la coupe d’Europe de Paris en junior en 2022 parce que c’était à la maison et c’était devant ma famille. Ça m’a permis de me qualifier aux championnats d’Europe et aux championnats du monde junior et de rentrer à l’INSEP. Ça a vraiment été un résultat très important dans ma carrière ! 

As-tu été inspiré par une sportive ou un sportif ? 

J’ai été inspiré par beaucoup de sportifs, notamment Teddy Riner. Quand j’étais petit j’aimais bien Mike Tyson, John Jones, Conor McGregor... mais j’étais surtout inspiré par Ilías Iliádis, c’est un judoka grec qui est champion olympique en –90kg. Quand j’étais petit il n’y avait pas encore Instagram, les réels... et lui il commençait déjà à faire des vidéos sur YouTube de ses entraînements et de ses compétitions, et c’est ce qui m’a donné envie de faire du haut niveau. 

Est-ce que tu es sportif professionnel ou est-ce que tu as une activité à côté ? 

Aujourd’hui j’ai la chance de pouvoir vivre de mon sport, je ne gagne pas encore énormément d’argent mais je gagne assez pour payer mon loyer et vivre. C’est une chance parce qu’il n’y a pas beaucoup de judokas en France qui peuvent vivre de leur passion. 

Depuis quand les JO sont un objectif ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ? 

Les Jeux Olympiques c’est un objectif depuis que je suis tout petit parce que je regardais le judo à la télé avec Ilías Iliádis, et j’ai toujours rêvé de faire les JO. 

Pour moi les Jeux Olympiques ça a un côté très traditionnel et historique. Le fait que ça soit tous les 4 ans ça rajoute de la valeur. Je trouve que c’est la plus belle compétition du monde tout sport confondu. 

À quoi ressemble ta journée type ? Quel est ton emploi du temps à l’approche de ces JO ? 

Ma journée commence par un entraînement de combat de judo de 2h à 3h, ensuite je mange à l’INSEP puis je fais la sieste, j’ai un deuxième entraînement l’après-midi et c’est soit de la technique soit de la préparation physique. En fin de journée je fais de la balnéothérapie pour récupérer. Cette journée je la répète du lundi au samedi. 

As-tu un conseil, un petit mot à faire passer à celles et ceux qui aimeraient un jour suivre ton exemple et participer aux JO ? 

Le conseil que je donnerai c’est de toujours croire en ses rêves, de laisser personne nous mettre des bâtons dans les roues ou nous dire que ce n’est pas possible ou de vouloir nous ralentir. Pour réussir il faut vraiment s’écouter soi-même et être vraiment déterminé. Si on est vraiment déterminé, qu’on bouscule les choses et qu’on s’entraîne vraiment fort, on pourra toujours arriver au maximum de ses capacités. C’est à dire qu’il y a des personnes qui sont construites pour être championnes olympiques et d’autres médaillées en championnat d’Europe etc. mais quoi qu’il arrive, si on croit en soi et qu’on s’entraîne fort, on pourra toujours aller au maximum de ses capacités ! 

Retour sur la Semaine Olympique et Paralympique 2024

🔥 Retour sur la Semaine Olympique et Paralympique 2024 🔥

Au programme : des jeux de pistes et l'inauguration du livret pédagogique sur les aptitudes physiques du règne animal et de l'être humain 🤸‍♀️🐾

Rdv l'année prochaine 🤗

Rencontre avec Yasser Musanganya, médaillé d’or sur 200m aux championnats du monde junior !

Champion du monde jeune de 200m fauteuil, Yasser Musanganya se prépare pour Paris 2024 avec rigueur ! Ce jeune athlète de 20 ans s'entraîne dur pour atteindre ses objectifs ! Le CDOS Gironde encourage Yasser dans son projet de qualifications pour les jeux, en espérant qu'il puisse réaliser son rêve, notamment dans sa discipline de prédilection : le 100m fauteuil !

Quand as-tu commencé l’athlétisme et où ? Comment es-tu venu à pratiquer cette discipline ? 

J’ai commencé à faire de l’athlétisme en 2014 à Tours, plus précisément à Saint-Cyr-sur-Loire. J’ai commencé à pratiquer l’athlétisme par hasard. J’ai participé aux 22èmes jeux nationaux de l'avenir handisport à Tours, comme c’était du multisport, j’ai essayé l’athlétisme fauteuil ! 

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton sport ?  

Ce que j’aime le plus dans mon sport c’est la confrontation, les sensations que ça procure, notamment la vitesse. 

Quel est ton plus beau souvenir dans ce sport ? 

Mon plus souvenir dans ce sport c’est mon titre de champion du monde junior sur 200m en 2019 en Suisse. 

Depuis quand les Jeux Paralympiques sont un objectif ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ? 

Les Jeux Paralympiques sont un objectif depuis cette année. Pour moi c’est une fierté et un honneur parce que c’est à la maison et qu’on n’a pas forcément l‘occasion d’avoir les Jeux chez soi lorsqu’on commence sa carrière sportive. Ça représente aussi de la joie parce que les Jeux c’est fédérateur ! 

À quoi ressemble ta journée type ? Quel est ton emploi du temps à l’approche de ces Jeux Paralympiques ? 

Je m’entraîne du lundi au dimanche en ayant deux entraînements par jour. Par exemple, le lundi j’ai musculation de 9h à 12h, puis entraînement sur piste ou aérobic selon la saison et les variations de 17h à 19h. 

As-tu un conseil, un petit mot à faire passer à celles et ceux qui aimeraient un jour suivre ton exemple et participer aux Jeux Paralympiques ? 

Si j’ai un conseil à donner, c’est faites confiance en votre rêve et battez-vous pour ce que vous voulez. 

Rencontre avec Jade Maréchal, championne d'Europe d'escrime 2022/2023 par équipe !

À 23 ans, Jade Maréchal, escrimeuse de l'équipe de France, est championne d'Europe par équipe 2022/2023 ! Membre de l'INSEP, elle jongle entre ses entraînements, son entreprise Ej Unlimited et ses shootings photo. Le CDOS Gironde soutient Jade qui incarne l'esprit olympique avec détermination et élégance !

Quand as-tu commencé l’escrime et où ? Comment es-tu venue à pratiquer cette discipline ? 

J’ai commencé l’escrime à 9 ans au club du BEC (Bordeaux Etudiants Clubs) escrime à Bordeaux. J’ai commencé l’escrime pour reprendre “le flambeau familial”, je suis la dernière d’une famille de 5 filles et ma soeur Morgane en faisait. Au départ, elle ne voulait pas qu’on en fasse en même temps parce qu’elle ne voulait pas qu’il y ait un esprit de compétition entre nous. Je la suivais dans ses entraînements et j’ai fait mes premiers pas sur des pistes mais j’ai dû attendre qu’elle arrête l’escrime pour ses études. C’est pour ça que je n’ai commencé qu’à 9 ans mais je savais déjà me mettre en garde et je connaissais les règles, ça m’a fait gagner du temps ! 

en es-tu aujourd’hui dans ton parcours ? Quels sont tes derniers titres ? 

Actuellement je suis en équipe de France, je m’entraîne à l’INSEP à Paris en vue d’une qualification olympique. J’ai intégré l’équipe de France dans la saison 2018/2019 ce qui m’a amenée à quitter Bordeaux pour aller à l’INSEP pour la saison 2019/2020. Pour la saison 2020/2021 j’ai dû changer de club, je suis maintenant licenciée au club de Bourg-la-Reine BLR 92 pour des raisons de localisation et financières.  

En ce qui concerne mes derniers titres, je suis championne d’Europe 2022/2023 par équipe. 

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton sport ? 

J’aime le fait qu’il soit complet car c’est un sport qui demande autant d’explosivité que de souplesse, on doit avoir beaucoup de respect envers l’arbitre, l’adversaire et l’environnement. C’est aussi un sport qui, au niveau de l’histoire, est très chouette parce que c’est un sport français qu’on pratique à l’international avec une langue française et c’est quelque chose qui me plaît beaucoup. C’est surtout très élégant et c’est ce qui m’a attirée dans ce sport. 

Quel est ton plus beau souvenir dans ce sport ? 

Mon plus beau souvenir dans ce sport je dirai que c’est mon titre de championne d’Europe en 2022 parce que c’est le premier avec une équipe incroyable. Je me souviens que ça m’a beaucoup touchée au niveau des émotions partagées qui étaient décuplées parce qu’on était par équipe. On a vraiment passé une très belle compétition qui m’a un peu lancée dans ma carrière par la suite. 

As-tu été inspirée par une sportive ou un sportif ? 

Oui, ma première source d’inspiration ça a été Martin Fourcade quand j’ai lu son livre parce qu’il exprimait beaucoup le fait d’avancer seul sur son chemin, c’est à dire que parfois il faut faire des choix en fonction de soi et être un petit peu égoïste. Il m’a vraiment inculquée ces valeurs de “trace ta route”. 

Est-ce que tu es sportive professionnelle ou est-ce que tu as une activité à côté ? 

Malheureusement l’escrime est un sport amateur et on n’est pas salarié d’une fédération donc on ne gagne pas notre vie, mais le sport nous fait tout de même vivre pas mal de choses qui nous permettent d'avoir une rémunération à côté.  

Je fais plusieurs choses, je fais beaucoup de conférences et j’ai également créé en octobre 2023 une entreprise avec une amie de l’équipe de France, Eva Lacheray, qui s’appelle Ej Unlimited. Dans cette entreprise on fait de la formation qui met en lien les sportifs dans les entreprises. Notre but est de transmettre les valeurs du sport au service des collaborateurs d’entreprises. C’est une formation hybride dans laquelle 10 champions transmettent 10 valeurs comme la gestion du stress, gestion de l’échec, prise de risque... et à la fin de ce module en ligne on a un conférencier (un des 10 champions) qui vient en présentiel faire une conférence.  

Et pour finir, à mes heures perdues, pour m’éclater, je fais beaucoup de photo, j’adore être modèle ! 

Depuis quand les JO sont un objectif ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ? 

Les Jeux Olympiques sont un objectif depuis 2016. J’ai gagné les championnats de France sénior N2 alors que je n’étais que cadette. A ce moment-là, en montant sur la première marche, je me suis dit j’adore ces sensations, je peux aller plus loin et j’ai envie d’aller plus loin !  

Les Jeux Olympiques c’est la plus grande compétition qui existe dans le sport amateur, c’est la consécration de 4 ans mais aussi d’une vie. Le fait que ça soit à Paris c’est encore plus incroyable parce que ça va mettre en lumière beaucoup de choses comme notre sport et les valeurs du sport, mis à profit dans le monde professionnel ça va beaucoup nous aider. Les Jeux Olympiques ça me fait rêver parce que l’événement me fait rêver, c’est une réunion de sportifs qui fait vibrer tout un pays, tout un monde pendant quelques semaines et ça c’est très excitant !  

À quoi ressemble ta journée type ? Quel est ton emploi du temps à l’approche de ces JO ? 

J’ai un entraînement biquotidien. Le matin généralement je vais à l’entraînement de 9h30 à 12h, ensuite je vais déjeuner, pendant la pause jusqu’à 15h30 je vais travailler et enfiler mes casquettes d’entrepreneuse, de conférencière, de mannequin et je vais envoyer des mails, passer des coups de fil... Ensuite de 15h30 à 18h30 j’ai un entraînement soit escrime soit physique, puis de 18h30 à 20h j’ai ma récupération, où je fais des bains chauds, des bains froids et des massages. Vers 19h30/20h je vais manger et après le repas je vais retravailler de nouveau jusqu’à 22h30.  

As-tu un conseil, un petit mot à faire passer à celles et ceux qui aimeraient un jour suivre ton exemple et participer aux JO ? 

Je leur dirai de ne jamais rien lâcher, c’est un peu ce que je me dis quand c’est dur parce que c’est très souvent dur quand même, parce qu’on récolte beaucoup de choses sur le chemin quand on vise un grand objectif. Oui il y a des médailles à la clé, oui il y a des supers beaux moments de sportifs, en fait on ne se rend pas compte de tout ce qu’on peut récupérer sur le chemin, des relations, des rencontres, des opportunités pro et perso. Si on a un jour envie d’atteindre un grand objectif du type Jeux Olympiques, il ne faut pas avoir peur de se lancer sous prétexte qu’on va échouer parce que quoi qu’il arrive on sera gagnant sur un plan, une compétence, des rencontres. Il ne faut jamais avoir peur de se lancer sur un grand objectif ! 

Rencontre avec Clément Clavaud-Paul, para surfeur, pour qui le plaisir est le premier des objectifs sportifs !

Vice-champion du monde de para surf, Clément Clavaud-Paul se prépare pour Los Angeles 2028 avec détermination ! Le surf pour lui, c'est avant tout du plaisir et du partage, et ce même si c'est un sport individuel ! Le CDOS Gironde est derrière lui et ne doute pas que sa motivation et son travail le mèneront vers ses objectifs !

Quand as-tu commencé le surf et où ? Comment es-tu venu à pratiquer cette discipline ?

J’ai commencé à surfer sérieusement en 2019 à Carcans, d’ailleurs je suis licencié au Carcans Ocean Surf Club depuis 2019. C’est des amis qui m’ont fait essayer et j’ai accroché car j’adore tout ce qui touche à l’océan. Il faut savoir que j’ai fait des études en océanologie et le fait d’habiter proche de l’océan me donne envie de surfer. Ça procure du bien-être et ça pousse à aller à l’eau !

Où en es-tu aujourd’hui dans ton parcours ? Quels sont tes derniers titres ?

Aujourd’hui j’ai deux objectifs : me requalifier en équipe de France pour faire les championnats du monde et devenir champion de France dans ma catégorie. Les championnats de France de 2023 à Biarritz ont été annulés et ça a reporté mon objectif. Je travaille beaucoup pour atteindre mes objectifs.

Mes derniers titres ont été obtenus en 2022. J’ai été vice-champion du monde par équipe aux championnats du monde de para surf en Californie en 2022. Dans ce même championnat mais en individuel cette fois, je termine 5ème de ma catégorie (Stand 1). Je suis super content de ces résultats ! Toujours en 2022, je termine vice-champion de France de ma catégorie. J’ai également fait l’Open para surf d’Anglet et j’ai terminé 3ème et 2ème (sur deux compétitions).

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton sport ?

Ce que j’aime le plus dans mon sport c’est les sensations ! J’aime être en osmose avec l’océan et toutes les sensations qui vont avec : le départ dans une vague, l’anticipation, ressentir les éléments…

C’est un sport individuel mais ce que j’adore c’est de partager les vagues et surfer avec mes amis.

Quel est ton plus beau souvenir dans ce sport ?

Il y en a eu beaucoup des bons souvenirs ! Mais s’il faut en choisir un je dirai les championnats du monde de Californie où on termine vice-champion du monde par équipe en 2022. C’est le fruit du travail, et participer à cet événement c’était nouveau pour moi, c’est un très beau souvenir.

Pour surfer, je voyage beaucoup et j’adore découvrir différents spots de surf dans le monde, notamment la Martinique. Le fait de croiser des animaux (baleines, phoques, dauphins..) lorsqu’on surf c’est toujours sympa et c’est des beaux moments !

As-tu été inspiré par une sportive ou un sportif ?

Oui complètement, il y a une sportive qui m’inspire dans le para surf et c’est Bethany Hamilton. C’est une surfeuse qui a perdu son bras à l’âge de 13 ans à cause d’un requin à Hawaii, et elle a continué le surf à un bras. Notre histoire est similaire parce que je suis amputé de l’avant-bras gauche et c’est un modèle d’inspiration pour moi, elle a un niveau exceptionnel.

Le para surf devrait arriver au Jeux Paralympiques en 2028, comment accueilles-tu cette info ?

J’attends que ça soit vraiment acté mais cette information me motive à m’entraîner davantage et à combler mes points faibles. Ça donne une direction pour les entraînements et un élan de motivation pour y prétendre.

Depuis quand les Jeux Paralympiques sont un objectif ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Les Jeux Paralympiques sont un objectif depuis que j’ai participé aux championnats du monde en Californie. Ça représente une finalité sachant que ça reste une étape parmi tant d’autres et pour moi le surf ça va quand même au-delà de la compétition.

À quoi ressemble ta journée type ?

Ma journée type, elle commence par un bon petit déjeuner, puis une session surf entre amis, prendre un bon déjeuner, se reposer en peu en faisant du stretching ou du yoga, puis refaire une session de surf. Le mieux c’est de surfer en eaux chaudes pour être en short de bain et surfer jusqu’au coucher du soleil. Attention, il y a des fois où je travaille plus que ça (rire) !

As-tu un conseil, un petit mot à faire passer à celles et ceux qui aimeraient un jour suivre ton exemple et peut-être participer aux Jeux Paralympiques de Los Angeles ?

Si j’ai un conseil à donner, c’est que si on veut faire quelque chose il faut le faire. Tout est possible, il y aura toujours des adaptations. Il faut vraiment prendre du plaisir dans le sport et aimer ce que l’on fait. Si on veut progresser il faut se donner les moyens, parfois faire des concessions et essayer de se préparer au mieux. Il ne faut pas forcément viser les Jeux Paralympiques de suite, mais franchir les étapes les unes après les autres. Mais surtout prendre du plaisir, c’est très important !

Rencontre avec Antoine Brizard, incontournable joueur de l'Équipe de France de volley-ball !

Incontournable joueur de L’Équipe de France de Volley-Ball, Antoine Brizard se prépare pour Paris 2024 avec rigueur et détermination ! Exalté par l’aventure collective, il n’est pas seulement là pour gagner, ce qui l’anime c’est de revivre les Jeux et de performer avec son équipe de copains ! Le CDOS Gironde est à fond derrière l’Équipe de France de Volley et soutient particulièrement son passeur, plein d’humilité !

Où en es-tu aujourd’hui dans ton parcours ? Quels sont tes derniers titres ?

En club, à l’année, je joue à Piacenza en Italie. C’est ma 3ème saison. Mon dernier titre là-bas, c’est la Coupe d’Italie avec Piacenza.En Équipe de France, je suis à ma 7ème ou 8ème année et mon dernier titre c’est la VNL 2022.

Quand as-tu commencé le volley et où ? Comment es-tu venu à pratiquer cette discipline ?

J’ai commencé le volley à Poitiers quand j’avais 7 ans. C’est et c’était une ville de volley. Mes parents allaient voir les matchs de l’équipe pro et j’ai adoré ! Je faisais du foot et du tennis, du volley en même temps et quand c’est devenu un peu plus sérieux j’ai arrêté les 2 autres sports pour me consacrer au volley.

Tu es passé par le CREPS de Bordeaux, qu’est ce qui t’a donné envie d’y entrer ?

Quand j’étais petit, quand je voyais quelqu’un qui était au pôle, c'était incroyable pour moi ! C’était un peu un objectif, j’avais l’impression que c’était ce qu’il fallait faire pour réussir dans le volley même si je n’avais pas la prétention de faire quoique ce soit ! Quand j’ai eu l’opportunité d’y rentrer, je n’ai pas hésité !

Qu’est ce que cela t’a apporté ?

2 années incroyables surtout humainement ! Sportivement j’ai appris ce qu’était la rigueur de s’entraîner tous les jours et humainement c’était vraiment génial, j’ai rencontré des gens supers, j’ai appris la vie en groupe, à vivre avec des gens différents. Il y avait des sportifs qui venaient de Guadeloupe, de Nouvelle Calédonie, c’était enrichissant de découvrir des réalités différentes.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton sport ?

C’est LE sport collectif par excellence, c’est ça qui me plait ! À mon poste de passeur, je suis dépendant des autres pour marquer mais j’ai aussi le contrôle sur le jeu, c’est un bon équilibre ! C’est surtout ça qui me plait au volley : on ne brille pas individuellement, c’est un des seuls sports où tu es obligé de faire avec les autres.

Quel est ton plus beau souvenir dans ce sport ?

Les Jeux sans hésiter ! Mais ce n’était pas forcément de les gagner, c’est surtout comment on les a gagnés ! Tout le souvenir de la 2ème semaine du tournoi, d’avoir été au fond du gouffre après 3 matches mais d’avoir rebondi, de tout ce qu’on a fait ensemble en équipe pour réussir à gagner, c’était fou !

As-tu été inspiré par une sportive ou un sportif ?

Je suis extrêmement fan de Federer, c’était mon idole ! Et Karabatic !

Depuis quand les JO sont un objectif ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Je regarde les JO depuis petit, je me souviens vraiment des Jeux de Pékin. C’est devenu un rêve quand l’Équipe de France s’est qualifiée en 2016 parce que ça faisait des années que la France n’était pas aux JO en volley.En 2016, c’était ma première sélection en Équipe de France, je commençais à jouer en pro en club, on commençait à dire que j’allais être 2ème passeur de l’Équipe de France, c’est là où j’ai commencé à me dire : « est ce qu’en 2020 je pourrai être à Tokyo ?! » Puis en rentrant pleinement en Équipe de France je me suis dit que ça serait super de vivre ça ! En vérité, j’ai eu ce sentiment très tard car ça me semblait inaccessible, c’est avec la génération d’avant, Jenia (Grebennikov), Benjamin (Toniutti), Earvin (Ngapeth) , Kévin (Tillie), que le volley français a été relancé.

Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

C’est LA compétition ultime ! En l’ayant fait je me rends compte à quel point c’est important pour tout le monde. En côtoyant des sportifs qui ont fait les jeux et en en faisant partie aujourd’hui, je me rends compte que c’est devenu essentiel.

Comment as-tu vécu tes 1er JO à Tokyo ?

En vrai c’était incroyable ! On s’entend trop bien dans l’équipe et en plus j’y allais avec Yacine Louati, mon meilleur ami, mon témoin de mariage. Le fait de partager tout ça avec lui et avec Bart Chinenyeze qui est aussi un très bon ami, 2 personnes importantes dans ma vie, encore plus spéciales que les autres, c’était encore plus incroyable ! Pour nous 3 c'étaient les premiers jeux. C’est différent quand tu fais un sport individuel ou quand tu es dans une équipe avec des personnes avec qui tu ne t’entends pas spécialement. Tout ça a rendu la chose encore plus spéciale !

À quoi ressemble ta journée type ? Quel est ton emploi du temps à l’approche de ces JO ?

Je me lève, je petit déjeune, je fais ma mobilité chez moi, je vais en muscu pendant 1H30, soit j’ai soin soit non, je rentre je mange, je fais la sieste, je pars avant l'entraînement car j’ai des routines à faire (abdos, etc) et je dois être chaud pour le début de l’entrainement car pendant que les autres s’échauffent moi j’ai déjà commencé à faire des passes. Je m’entraine 2H avec le groupe, je rentre, je mange et je dors ! Je suis d’autant plus rigoureux sur ma mobilité, ma prépa physique, mes routines car les jeux arrivent et je fais tout pour arriver en forme et, je touche du bois, pas blessé !

As-tu un conseil, un ptit mot à faire passer à celles et ceux qui aimeraient un jour suivre ton exemple et participer aux JO ?

Quelle pression (rire) ! Croire en soi, ne pas écouter ceux qui vont te dire que ce n’est pas possible. Si on en rêve, tout faire pour y arriver. Si on n'y arrive pas, ce n’est pas grave mais il ne faut pas se mettre de limites ou laisser les autres t’en mettre.